Dysphagie et troubles de la déglutition

Qu’est-ce que la dysphagie ?


La dysphagie est un trouble de la déglutition1. Elle se définit par des difficultés pour avaler la nourriture, comme une sensation de gêne ou de blocage à la progression des aliments au cours de la déglutition2. Il existe deux types de dysphagie définis par la zone anatomique où se situe le blocage2 :
• La dysphagie oropharyngée (dysphagie haute) avec une gêne localisée au niveau cervical. Elle se manifeste par une difficulté à initier la déglutition et à propulser les aliments dans l’œsophage2
• La dysphagie œsophagienne (dysphagie basse) avec une gêne localisée au niveau du sternum et constitue plutôt une gêne à la progression des aliments dans la région sternale2

La dysphagie peut survenir par intermittence2. Elle n’est pas une maladie à part entière mais un symptôme qui peut être retrouvé dans plusieurs pathologies2 notamment celles d’origines neurologiques3. En outre, sa prévalence augmente avec l’âge.

Quelles sont les causes de la dysphagie ?


Les dysphagies et en particulier les dysphagies oropharyngées peuvent être dues à des anomalies anatomiques loco-régionales ou à des troubles neurologiques ou musculaires1. Parmi les causes locales, on distingue les cancers oropharyngés et laryngés, la chirurgie carcinologique ORL, la radiothérapie cervicale et les xérostomies1.
La dysphagie d’origine neurologique est fréquente avec l’âge avancé et lors d’atteintes neurologiques qu’elles soient centrales (AVC, syndrome parkinsonien, paralysie cérébrale, traumatisme crânio-cérébral, sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique), ou périphériques (paralysie faciale, myopathie, syndrome de Guillain Barré) 3 :
• Dans le cas de l’AVC : 40% des patients présentent une dysphagie dans les 3 à 4 jours suivant l’accident1
• Au cours de la maladie de Parkinson ce sont 50 à 90% des patients qui présentent une dysphagie1
• Dans la SLA, la dysphagie isolée peut être un mode de révélation de la maladie • Enfin, chez le sujet âgé, une dysphagie haute est présente chez jusqu'à 50 % des patients hospitalisés en long séjour.1

La dysphagie peut également accompagner certaines maladies musculaires telles que la myasthénie, les myopathies mitochondriales, la dystrophie oculo-pharyngée, la polymyosite et la myosite à inclusion. 1

Quels sont les principaux symptômes de la dysphagie ?


Certains signes peuvent être typiques de la dysphagie tels que le blocage cervical immédiat après la déglutition, les régurgitations pharyngo-orales ou pharyngo-nasales, les épisodes de toux et/ou de voix rauque ou mouillée lors des repas car ils suggèrent une inhalation du bol alimentaire. Parfois le patient peut signaler la perception d'un résidu buccal ou pharyngé après déglutition, faire preuve d’hésitation à l'initiation de la déglutition ou encore procéder à des déglutitions fractionnées, multiples, et/ou prolongées. 1

Parfois, les patients peuvent ne se plaindre d’aucun trouble car ils considèrent que les signes ressentis sont tout simplement liés à l’âge. Dans ce cas, la présence de pneumopathies récidivantes, une anorexie, une dénutrition isolée ou un comportement d’évitement de l’alimentation peut signaler une dysphagie. 1

Quelles sont les conséquences de la dysphagie ?


Les problèmes de déglutition peuvent être à l’origine de fausse route c’est-à-dire le passage d’une partie du bol alimentaire en direction des voies respiratoires3. Les conséquences peuvent être importantes avec un risque de dénutrition et de déshydratation, de pneumonie d’aspiration ou d’inhalation souvent considérées comme des causes immédiates de mortalité particulièrement chez les patients âgés institutionnalisés. 1 ,3 Dans ces conditions, on comprend mieux la nécessité de la prise en charge de ces troubles et de leurs complications.

infographie-dysphagie-prevenir-le-risque-de-fausse-route
Infographie - La dysphagie : prévenir le risque de fausse-route, 2021


Sources :
1Philippe Pouderoux. Troubles de la déglutition : étiologies et prise en charge. Hépato-Gastro & Oncologie Digestive. 1999;6(4):247-57.
2Société Nationale Française de gastro-entérologie (SNFGE). Dysphagie.
3Leeman B et al. Détection et prise en charge d’un trouble de déglutition neurologique. Rev Med Suisse 2016 ; 12 : 467-71

Date de publication : 27/07/2021

COMMENT PRENDRE EN CHARGE LA DYSPHAGIE ?

La prise en charge et le traitement de la dysphagie sont nécessaires pour pouvoir atténuer les symptômes qui lui sont associés.

En savoir plus

POUR LA DYSPHAGIE, IL EXISTE DES SOLUTIONS ADAPTÉES



Élaborer un plan de soins qui adapte la façon dont la nourriture et les boissons sont consommées est une étape importante dans la prise en charge de la dysphagie. Les aliments et liquides modifiés peuvent faciliter la prise de nourriture et rendre la déglutition plus sûre.

Privilégier les produits enrichis peut avoir son importance, car les sujets dysphagiques ont souvent du mal à avoir un apport correct de nutriments et de liquides. On dispose de diverses solutions conçues pour les besoins spécifiques en cas de dysphagie :

Épaississant en poudre (Clinutren® TickenUp® Clear) : Pour modifier la consistance des aliments et des boissons, sans en changer la saveur ni la couleur.


Boissons épaissies prêtes à boire (Clinutren® Aqua+) : Pour favoriser un apport correct de liquides et une hydratation adéquate.


 Produits alimentaires adaptés instantanés (Clinutren® Cereal) : Solution pratique pour préparer des plats plus faciles à avaler et enrichis en nutriments, afin de réduire le risque de dénutrition.

Consultez un médecin afin de connaître les meilleures stratégies pour traiter la dysphagie et réduire les symptômes.

 

SOLUTIONS NUTRITIONNELLES NESTLE
HEALTH SCIENCE EN CAS DE TROUBLES
DE LA DEGLUTITION ET / OU DE LA MASTICATION
 

POUR VOIR TOUS NOS PRODUITS

Partager