Professionnels De Santé

Des besoins nutritionnels accrus

 

Les besoins nutritionnels correspondent à la quantité de nutriments nécessaires à l’organisme pour maintenir un état nutritionnel stable et une activité biologique adaptée. Ils assurent un équilibre entre les apports énergétiques et protéiques, d’une part, et les dépenses, d’autre part.

Chez l’adulte en bonne santé, les besoins nutritionnels dépendent d’un ensemble de variabilités interindivuduelles (âge, sexe...) et du niveau d’activité physique. Chez le patient suivi pour cancer, d’autres paramètres s’ajoutent : L’hypercatabolisme protéique musculaire et l’augmentation de la synthèse des protéines de l’inflammation sont à l’origine d’un « turn over » protéique qui augmente la dépense énergétique1.

Ainsi, chez le patient atteint de cancer, les besoins sont majorés1 :


Energie (Kcal) 25 à 30 kcal/kg par jour en périopératoire
30 à 35 kcal/kg par jour en oncologie médicale
Protéine (g) 1,2 à 1,5 g de protéines/kg par jour


Il est recommandé, en cancérologie, d’atteindre au minimum ces besoins.
Il existe cependant des situations particulières. Après traitement d’un cancer du sein au stade précoce, il est recommandé pour des patients en surpoids (IMC> 25) ou obèses (IMC ≥ 30) d’éviter toute prise de poids supplémentaire2.



Stratégie nutritionnelle

 

En fonction du statut nutritionnel du patient et de ses capacités à couvrir ses besoins, différentes stratégies nutritionnelles sont mobilisables. Elles vont de l’enrichissement à la mise en place d’une nutrition artificielle, en passant par la prescription de CNO.



Arbre décisionnel du soin nutritionnel


EVA : échelle visuelle ou verbale analogique
CNO : compléments nutritionnels oraux
VVP : voie veineuse périphérique
VVC : voie veineuse centrale
*permet rarement de couvrir la totalité des besoins énergétiques **sauf PICC (peripherally inserted central catheter) durée d’utilisation limitée à 6 mois



Couvrir les besoins nutritionnels

 

La dénutrition est retrouvée dans tous les types de cancer et entraine des difficultés à s’alimenter. En particulier lors des cancers digestifs (bouche, gorge, œsophage, estomac, côlon) où la prévalence de la dénutrition peut atteindre 80% du fait d’une baisse des apports alimentaires3. Pour maintenir un état nutritionnel stable et assurer la continuité des traitements, plusieurs options sont mises en place afin de couvrir les besoins :
 

Enrichissement

En première intention, les conseils diététiques doivent favoriser l’alimentation orale.
Pour augmenter les apports, il est conseillé au patient d’enrichir les préparations afin de concentrer les apports en protéines et énergie. En ajoutant par exemple du fromage, des œufs, des dés de jambon ou encore de la crème aux préparations telles que les sauces, les purées, les gratins, les desserts…
CNO

En deuxième intention, lorsque le régime alimentaire ne permet pas de couvrir les besoins.
Le recours aux CNO permet d’augmenter la ration alimentaire sous un faible volume, en complément de l’alimentation. Ils sont d’autant plus efficaces s’ils sont utilisés précocement4.
Nutrition artificielle
Lorsque les apports oraux sont trop faibles ou que l’état nutritionnel du patient est trop dégradé.
Le recours à la nutrition entérale peut être envisagé, voire parentérale si le tube digestif n’est pas fonctionnel.
RÉFÉRENCES


NOUS CONTACTER


Vous avez conseillé un produit de la gamme Nestlé Health Science, nos équipes et nos diététiciens sont à votre écoute au quotidien pour répondre à toutes vos questions sur l'accompagnement patient et les informations nutritionnelles.

Par MAIL

FORMULAIRE

Par téléphonE

Nos diététiciens sont à votre écoute.
Numéro : 0 809 400 413
(Service gratuit + prix d'appel)

Par COURRIER

Nestlé Health Science
34-40 rue Guynemer
92130 Issy-les-Moulineaux

PROPOSITION DE SOLUTIONS NUTRITIONNELLES NESTLE HEALTH SCIENCE EN CAS DE DENUTRITION OU DE RISQUE DE DENUTRITION


POUR VOIR TOUS NOS PRODUITS