Diabète et alimentation

Diabète et alimentation


L’alimentation du patient diabétique doit être variée et équilibrée. Le choix des aliments et l’activité physique jouent un rôle primordial pour stabiliser la maladie, éventuellement accompagnés d’un traitement médicamenteux. Ces mesures visent également à limiter les risques de complications qui peuvent être graves.

Un taux de glycémie trop élevé


L’insuline régule le taux de glucose dans le sang (glycémie), particulièrement au moment des repas. Dans certains cas, son action peut être perturbée par différents facteurs avec pour conséquences une hyperglycémie (taux élevé de glucose dans le sang). Cette augmentation de la glycémie devient pathologique lorsqu’elle dépasse à jeun 1,26g/L.1

Il existe deux types de diabète. Le diabète de type 1 est caractérisé par une production insuffisante voire totale d’insuline, c’est une maladie auto immune découverte dans l’enfance. Il ne représente que 10 % des diabétiques.2,3

Le diabète de type 2 atteint la majorité restante et se manifeste généralement à partir de 40 ans4, surtout chez les hommes âgés. La sédentarité, le surpoids et les mauvaises habitudes diététiques y prédisposent. Cette forme de la maladie résulte d’une utilisation inefficace de l’insuline par l’organisme (insulino-résistance).

L’hyperglycémie chronique altère progressivement les parois des vaisseaux et les fibres nerveuses pouvant entrainer des atteintes neurologiques, oculaires, rénales et des vaisseaux. Ainsi, le diabète multiplie le risque d’amputation par huit et est la première cause de cécité chez l’adulte.5

Quelle différence entre sucres et glucides ?


Quelques notions de base sur les glucides sont importantes à connaitre avant de s’intéresser à ce que peut manger un diabétique.

Les glucides se divisent en deux groupes : simples ou complexes. Les glucides simples comprennent les sucres tels que le fructose, le lactose, le glucose ou le saccharose. Le groupe des glucides complexes se compose notamment d’amidon et de fibres6.

Selon d’anciennes théories, un glucide simple était considéré comme ayant une absorption rapide tandis qu’un glucide complexe une absorption lente. L’absorption des sucres ne dépend pas seulement de leur structure mais aussi de l’aliment dans lequel ils sont contenus (matrice alimentaire). Aujourd’hui on utilise le concept d’index glycémique pour sélectionner les aliments à privilégier en cas de diabète. L’index glycémique permet de classer les aliments en fonction de leur effet hyperglycémiant par rapport à un aliment de référence (glucose), indépendamment de sa teneur en glucides7.

En cas de diabète, que manger ?


Pour limiter l’élévation de la glycémie, l’alimentation pour le diabète bien conçue favorisera les aliments pourvus d’un index glycémique faible7,8,9,10. Un apport journalier de fibres supérieur à 25g aide à régulariser la glycémie. L’apport lipidique conseillé se situe entre 35 et 40 % de l’apport énergétique total. Les acides gras saturés (AGS) augmentent l’insulino-résistance et sont nuisibles sur le système cardiovasculaire, il est donc recommandé d’en limiter la consommation. Les apports conseillés en glucides doivent représenter 50 à 55 % de l’apport énergétique total11. Les aliments glucidiques ont une place indispensable dans l’alimentation du diabétique de type 2. Pour leur effet sur le rassasiement et la prise alimentaire, le pain et les féculents sont conseillés. La consommation quotidienne de fruits et légumes est recommandée10.

À ces dispositions, s’ajoute une activité physique indispensable, en fonction des capacités des personnes. Le médecin instaure un traitement médical en plus si les difficultés à stabiliser la glycémie perdurent, malgré le régime alimentaire mis en place.10

La dénutrition, un risque pour les diabétiques


Cette population est à risque de dénutrition avec 4 à 10 % des personnes âgées vivant à domicile qui sont dénutries12. Chez le patient diabétique, la dénutrition aggrave le pronostic des complications, notamment pour les plaies de pied13.

La dénutrition entraine une fonte musculaire, une fragilisation osseuse (risque de fracture augmenté), des difficultés de cicatrisation, des escarres et un déficit immunitaire induisant un risque infectieux augmenté14. Le diabète de type 2 devient alors un facteur aggravant de ces pathologies déjà présentes.15

La prise en charge de la dénutrition chez un patient diabétique consiste en premier lieu à apporter des conseils nutritionnels, à enrichir l’alimentation avec des aliments du quotidien (œuf, crème fraîche, fromage râpé…). Si cela est insuffisant, il est recommandé d’utiliser des compléments nutritionnels oraux (CNO) en complément de l’alimentation habituelle sous contrôle médical7. Les CNO avec un index glycémique bas seront favorisés16

Références

 

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