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Dénutrition et cancer

Les chiffres clés

 

En 2017, 3,8 millions de personnes étaient atteintes de cancer en France, avec plus de 382 000 nouveaux cas en 2018.1

 

Parmi ces patients, 84% ont connu une perte de poids depuis le début de la maladie2 et 40% sont dénutris3.

 

Alors que la nutrition a été reconnue comme indispensable pour une prise en charge de qualité en cancérologie4, 40% des patients dénutris ne reçoivent aucun support nutritionnel2.  

 

Une dénutrition au cours du cancer entraîne des conséquences sur le traitement et la qualité de vie5.

 

Les facteurs déclenchant une dénutrition sont variés. Ils peuvent être dus à la tumeur elle-même mais également aux effets secondaires des traitements associés à des facteurs psychologiques : tout cela aboutit à une réduction des apports alimentaires et à une augmentation des besoins énergétiques5.

 

En effet, une perte de poids de plus de 5 % en oncologie médicale augmente le risque de survenue de toxicités de la chimiothérapie et de la radiothérapie, diminue la survie et altère la qualité de vie6.

 

Effets tumeurs et traitements

 

Le cancer et ses traitements entraînent une modification du goût et des préférences alimentaires1

 

La dénutrition est retrouvée dans tous les types de cancers et entraîne des difficultés à s’alimenter, en particulier lors des cancers digestifs (bouche, gorge, œsophage, estomac, côlon) dont la prévalence peut atteindre 80% et qui a pour conséquence une baisse des apports alimentaires ne permettant plus la bonne couverture des besoins nutritionnels de l’organisme7.

 

Différents facteurs entrainent une réduction des apports alimentaires:

 

  • Des symptômes issus du cancer lui-même tels que la dépression, les douleurs, l’obstruction du tube digestif et la perte d’appétit.
  • Les traitements oncologiques tels que la chimiothérapie et la radiothérapie peuvent être à l’origine d’effets secondaires : nausées, vomissements, altération du goût et de l’odorat, perte d’appétit et mucites…

 

Le traitement entraîne une modification du goût et des préférences alimentaires liées au traitement chez 3 patients sur 4 8

 

Modification du goût

 

Des facteurs entrainant des besoins énergétiques augmentés :

 

  • Le cancer est à l’origine de perturbations du métabolisme qui associées à une réaction inflammatoire, vont entrainer une augmentation des besoins que le patient ne peut pas compenser en raison d’apports insuffisants. Ceci est à l’origine d’une perte parfois extrêmement rapide de la masse grasse et musculaire dont l’aboutissement final consiste en une dénutrition très sévère, la cachexie cancéreuse. Celle-ci se définit comme une dégradation profonde de l'état général, accompagnée d’une perte continue de la masse musculaire et d'un amaigrissement important2.

 

 

La dénutrition : des conséquences importantes pour le patient ?

 

Une perte de poids supérieure à 15% chez un patient atteint de cancer altère son pronostic vital et a pour conséquence9 :

 

  • Une augmentation du temps d’hospitalisation
  • Une augmentation de la toxicité des traitements et le risque de complications postopératoires
  • Dans 5 à 25% des cas, cause le décès
  • Une multiplication par 4 des risques d’infections nosocomiales
  • Une diminution de la qualité de vie  
Spirale de la dénutrition

 

D’après Ferry M. Nutrition de la personne âgée, 4ème édition. Ed. 2012. Elsevier Masson

 

 

Prise en charge de la dénutrition chez le patient atteint d’un cancer :

 

Au vu de ces conséquences, la dénutrition doit être prise en charge le plus tôt possible. C’est pourquoi une évaluation nutritionnelle doit être intégrée dès le dispositif d’annonce de la maladie et le poids et les ingesta doivent être surveillés à chaque visite. Ces recommandations sont reprises pour être intégrées dans le plan personnalisé de soins 10.

La prise en charge nutritionnelle a été reconnue comme indispensable pour une prise en charge de qualité en cancérologie avec trois autres soins de support : prise en charge de la douleur, prise en charge psychologique, sociale, familiale et professionnelle2.

 

 

Pour aider à lutter contre la perte de poids, il est conseillé11:

  • En première intention : enrichir l’alimentation habituelle en protéines et énergie grâce à différents produits de base comme le fromage, la crème ou es œufs
  • En deuxième intention, si cela n’est pas suffisant : de prescrire des compléments nutritionnels oraux (CNO), en supplément de l’alimentation habituelle.
     


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Références